Diagnostic des cancers de la tête et du cou
Le diagnostic d’un cancer de la tête et du cou repose sur une succession d’étapes essentielles, permettant d’identifier précisément la pathologie, son stade et les traitements adaptés. Retrouvez sur cette page le parcours global de diagnostic, depuis les premiers examens jusqu’au bilan d’extension. Chaque étape fait l’objet d’un onglet dédié pour offrir une information claire, structurée et accessible. L’objectif est de guider les patients, leurs proches et les professionnels vers une compréhension complète du parcours diagnostique.

Comprendre les étapes clés du diagnostic
Le diagnostic d’un cancer de la tête et du cou est un processus rigoureux, qui se construit progressivement à travers plusieurs consultations, analyses et examens complémentaires. Ce parcours démarre généralement par un premier rendez-vous avec un ORL, spécialiste chargé d’examiner les symptômes, de procéder à un examen clinique approfondi et, si nécessaire, de demander des investigations supplémentaires.
L’une des étapes les plus déterminantes est l’analyse anatomopathologique, réalisée à partir d’une biopsie. Ce prélèvement permet de confirmer la nature cancéreuse d’une lésion, d’identifier le type de tumeur et d’orienter les décisions thérapeutiques.
Le parcours peut également inclure des analyses sanguines, destinées à évaluer l’état général du patient, à détecter certains marqueurs et à préparer au mieux la prise en charge médicale.
Dans les cancers de la tête et du cou, un bilan dentaire est indispensable avant certains traitements, notamment la radiothérapie, car l’état bucco-dentaire peut avoir un impact sur les risques de complications.
Toutes ces informations sont ensuite présentées lors d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), moment central où plusieurs spécialistes discutent du dossier pour proposer la stratégie thérapeutique la plus pertinente.
L’annonce du diagnostic constitue une étape sensible et encadrée, visant à informer le patient de manière claire, bienveillante et structurée sur la nature de la maladie et les traitements recommandés.
Un bilan d’extension est souvent nécessaire pour déterminer si le cancer s’est propagé à d’autres zones. Il peut inclure des imageries comme le scanner, l’IRM ou le PET-scan, afin de définir avec précision le stade de la maladie.
Enfin, certains patients peuvent être confrontés à une période d’errance diagnostique, caractérisée par des symptômes peu spécifiques, des retards d’orientation ou des consultations multiples avant d’obtenir un diagnostic clair. Cette réalité, encore trop fréquente, nécessite d’être entendue et accompagnée.





