Les causes

Par La santé surtout – Mise à jour le 18 mars 2021

Cancers de la tête et cou : les causes 

Si l’on ne con­naît pas tou­jours  les caus­es de l’apparition d’un can­cer ORL, cer­tains  fac­teurs ont été claire­ment iden­ti­fiés comme fac­teurs (de risque?) de la tumeur. Cepen­dant, il  arrive aus­si que cer­taines per­son­nes dévelop­pent des can­cers sans présen­ter aucun fac­teur  de risque. 

Qu’est-ce qu’un facteur de risque ? 

Un fac­teur de risque est un état qui accroît le risque d’apparition d’un can­cer. La plu­part des  can­cers sont attribuables à de nom­breux fac­teurs de risque. Cer­tains sont inchange­ables,  comme l’hérédité, d’autres sont directe­ment imputa­bles à notre envi­ron­nement et notre mode de vie. Cela sig­ni­fie que l’on peut avoir une action sur ces fac­teurs afin de dimin­uer le risque d’apparition d’un cancer. 

L’alcool et le tabac 

Sou­vent, les can­cers ORL peu­vent être liés à une con­som­ma­tion exces­sive d’alcool et de  tabac. Leurs effets tox­iques sont syn­ergiques, c’est-à-dire que l’un aug­mente l’effet de l’autre. On estime que 50 % des can­cers de la bouche et du lar­ynx seraient causés par  l’association alcool et tabac. Cette pro­por­tion atteint 80 % pour les can­cers du phar­ynx. Mal­gré tout, l’alcool et le tabac ne sont pas les seules caus­es de can­cer ORL. 

La mau­vaise hygiène buc­co-den­taire est égale­ment un fac­teur de risque.

Les virus  

Cer­tains can­cers des amyg­dales, situées dans la zone anatomique appelée orophar­ynx, sont causés par un virus : le Human Papil­lo­mavirus (HPV). Ce virus qui peut être sex­uelle­ment trans­mis­si­ble est égale­ment mis en cause dans les can­cers du col de l’utérus.

Un autre virus, Epstein-Barr, respon­s­able de la mononu­cléose infec­tieuse, est égale­ment  incrim­iné dans les can­cers du cavum (le cavum n’est pas le sinus, c’est le rhinophar­ynx). Ces can­cers restent plus fréquents dans les  pop­u­la­tions du Maghreb ou d’Asie du Sud-Est. 

En savoir plus sur le virus HPV 

Les facteurs génétiques 

Cer­taines anom­alies géné­tiques induisent une prédis­po­si­tion au développe­ment des can­cers  ORL. C’est notam­ment le cas chez les per­son­nes atteintes du syn­drome de Fan­coni, qui se  man­i­feste en pre­mier lieu par une anémie. Ces per­son­nes ont un risque plus élevé de voir appa­raître cer­tains types de can­cer, comme les tumeurs de la gorge ou de la langue. 

Cer­taines études ont mon­tré qu’en prenant en compte la con­som­ma­tion d’alcool et de tabac, le fait d’avoir un antécé­dent de can­cer ORL dans sa famille proche (père, mère, frère, sœur) mul­ti­plie par trois le risque de dévelop­per un can­cer ORL soi-même. Ceci mon­tre bien le  rôle prob­a­ble des fac­teurs géné­tiques, qui ne sont à ce jour pas tous connus. 

L’exposition professionnelle  

Dans cer­taines pro­fes­sions, on peut être exposé à des sub­stances poten­tielle­ment can­cérigènes pour les voies aéri­ennes. C’est  le cas par exem­ple des métiers de l’ébénisterie. L’exposition aux pous­sières de bois peut 

engen­dr­er des can­cers rares de l’ethmoïde (sinus). Des mesures de pro­tec­tion ont été mis­es en place ces dernières années pour pro­téger les voies aéri­ennes des tra­vailleurs  exposés. Cer­tains agents tox­iques employés dans l’industrie sont des fac­teurs de risque de can­cers  ORL. On peut notam­ment citer les dérivés du chrome, le for­mol, le nick­el, etc. 

Des études sug­gèrent que l’amiante pour­rait avoir un rôle dans le développe­ment des  can­cers de la tête et du cou (can­cers de l’hypopharynx et du lar­ynx). Il en est de même  con­cer­nant la sil­ice et cer­tains solvants. Les tra­vailleurs au con­tact de ces sub­stances  béné­fi­cient le plus sou­vent d’une pro­tec­tion adap­tée sur leur lieu de travail. 

Les pro­duits de com­bus­tion du ben­zène et autres pro­duits chim­iques syn­thé­tiques peu­vent  aus­si causer des can­cers du lar­ynx. Ils peu­vent alors être recon­nus comme mal­adie  pro­fes­sion­nelle (par exem­ple, chez les pom­piers ayant été exposés à des fumées toxiques). 

Les rayonnements ionisants 

Les ray­on­nements ion­isants délivrés dans le cadre du diag­nos­tic (radi­ogra­phies, scan­ners)  ou d’un traite­ment par radio­thérapie peu­vent aug­menter le risque de dévelop­per plus tard un  cer­tain type de can­cers : les sar­comes. Cepen­dant, l’existence de ce très faible risque ne  remet pas en ques­tion le recours à ces méth­odes diag­nos­tiques ou thérapeu­tiques  lorsqu’elles sont nécessaires. 

Les fac­teurs de risque les plus impor­tants sont donc con­nus des pro­fes­sion­nels de san­té et des équipes de recherche. Néan­moins, de nom­breuses études doivent encore être  con­duites pour met­tre en évi­dence d’autres fac­teurs de risque, moins con­nus, liés à nos  modes de vie actuels (pes­ti­cides…). Une étude est notam­ment en  cours, avec le parte­nar­i­at de Coras­so, pour éval­uer le rôle de la grossesse dans le  développe­ment de cer­tains can­cers de la tête et du cou (Refcor­Birth).

Cette page a-t-elle répondu à vos attentes ?
OuiNon

Continuons l'échange avec les réseaux sociaux Corasso :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les information de prénom, nom, email et téléphone sont facultatives. Elles nous permettront éventuellement de vous recontacter pour vous répondre ou échanger.

For security, use of Google's reCAPTCHA service is required which is subject to the Google Privacy Policy and Terms of Use.

I agree to these terms.