Dentiste

Mieux vaut prévenir que guérir !

Après un can­cer de la tête et du cou, la san­té buc­co-den­taire néces­site une atten­tion par­ti­c­ulière et un suivi réguli­er. La radio­thérapie peut frag­ilis­er les dents, les gen­cives et les os de la mâchoire, ren­dant une hygiène rigoureuse indis­pens­able au quo­ti­di­en. Un accom­pa­g­ne­ment par un den­tiste for­mé à ces spé­ci­ficités per­met de prévenir les com­pli­ca­tions, de préserv­er la den­ti­tion et d’assurer une qual­ité de vie durable après les traite­ments. En savoir plus avec le Dr. Stanis­las De Mon­tal­ier, chirurgien-den­tiste à l’Insti­tut Gus­tave Roussy, Ville­juif.

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Les essentiels pour préserver ses dents :

  • On fait un bilan buc­co­den­taire avant les traitements.
  • On se brosse les dents pen­dant 3 min­utes, après chaque repas et surtout après le din­er, de préférence avec une brosse à dents chirur­gi­cale ou souple.
  • Si besoin, on utilise une petite brosse inter­den­taire pour retir­er les restes ali­men­taires mais surtout pas de cure dents ou tout autre objet qui pour­rait induire une blessure de la gencive.
  • On porte ses gout­tières sou­ples avec du flu­or 5 min­utes tous les jours.
  • On con­sulte son den­tiste tous les 6 mois.

Si mal­gré toutes ces pré­cau­tions l’extraction den­taire est néces­saire, on prend ren­dez-vous dans un cen­tre de lutte con­tre le can­cer pour que toutes les pré­cau­tions soient pris­es afin d’éviter l’ostéoradionécrose.

» En savoir sur les trou­bles buc­co-den­taire comme l’asialie, l’ostéo­ra­dionécrose, le tris­mus etc.

Radiothérapie et anesthésie : halte aux idées reçues !

Une idée fausse et par­ti­c­ulière­ment anx­iogène cir­cule con­cer­nant la radio­thérapie : durant ce traite­ment, il ne serait pas pos­si­ble d’anesthési­er les patients. Résul­tat : le den­tiste serait con­traint d’ar­racher les dents comme au Moyen-Âge ! Heureuse­ment, cette infor­ma­tion est fausse. « D’une façon générale, nous essayons de ne pas inter­venir sur les dents durant la radio­thérapie car les tis­sus sont frag­ilisés. Toute­fois, si l’on est con­traint d’ex­traire une dent pen­dant le traite­ment (ce qui est très rare), il n’y a pas de rai­son de renon­cer à l’anesthésie locale », assure le Dr Stanis­las de Montalier.


Pro­pos recueil­lis par Hélia Haki­mi-Prévot et Sab­ri­na Le Bars

POUR ALLER PLUS LOIN :

- En savoir plus sur la recon­struc­tion buc­co-den­taire après les traite­ments.
- Décou­vrir les recettes ada­p­atées des Corassiens !
- Quels sont les soins de sup­port disponible pour apais­er son quotidien ?

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