Les indispensables dans la valise

Préparer sa valise la veille d’une chirurgie/hospitalisation

Dans quelques jours, vous serez hos­pi­tal­isé pour une inter­ven­tion. Ce moment peut être dif­fi­cile à pass­er. Voici nos con­seils pour vous apporter de la douceur et du récon­fort tout au long de votre hospitalisation.

les indispensables avant une chirurgie ou une hospitalisation

Les « indispensables » administratifs et médicaux à glisser dans la valise

  • Compte-ren­dus médi­caux récents
  • Carte d’identité, carte Vitale / mutuelle
  • Ordon­nances en cours
  • Liste des traite­ments habituels
  • Coor­don­nées des proches

Si vous êtes du genre très organ­isé et que votre séjour risque d’être un peu long, prévoir un classeur pour ranger tous les documents.

Le paquetage de survie indispensable 

L’ar­mure de nuit : un pyja­ma ultra-doux, un peignoir ou une robe de cham­bre, des chaus­sons, parce que le style “blouse ouverte dans le dos”, très peu pour vous ! 

L’armure de jour : des vête­ments amples et con­fort­a­bles, avec pres­sion ou bou­ton, faciles à ouvrir si vous avez un port-a-cathéter ou un panse­ment au niveau des cer­vi­cales, gilet ou veste zip­pés, un plaid moelleux ou un châle dans lesquels vous blot­tir, des chaus­sons anti-déra­pants, une bonne paire de chaus­settes si vous avez ten­dance à avoir les pieds froids. 

Il arrive par­fois que la douche ne soit pas dans la cham­bre : pensez à pren­dre une paire de tongs !

Un bru­misa­teur d’eau ther­male et votre trousse de toi­lette (un élas­tique pour nat­ter ses cheveux avant le pas­sage au bloc, gel douche, den­ti­frice, brosse à dent, crème hydratante, sham­poo­ing et démêlant sans rinçage, peigne/brosse, sèche-cheveux, lime et coupe-ongles, déodor­ant, petit miroir, éven­tail et pour les coquettes, une poudre de soleil et un gloss hydratant pour avoir bonne mine). 

Prévoir éventuelle­ment un coussin cer­vi­cal sou­ple, selon l’avis du médecin, une écharpe ou foulard léger (pour pro­téger la tra­chéo au moment du retour) et un petit miroir (pour appren­dre les soins).

La bonne idée ? Un plaid ou un coussin per­son­nal­isés, avec la pho­to de votre chéri(e), de vos enfants ou de votre ani­mal de compagnie !

Le kit de survie sensoriel 

  • Des écouteurs/casque pour vous isol­er du bruit des char­i­ots et écouter votre play list préférée, des livres (et quelques mag­a­zines) ou une liseuse, une pho­to ou une vidéo de forêt, mer, mon­tagne ou tout autre paysage de la nature qui vous apaise instan­ta­né­ment, rien qu’en le regardant.

» Décou­vrez ici les lec­tures des Corassiens qui font du bien !

  • Pour vous déten­dre quand le stress com­mence à vous envahir, pensez à télécharg­er des pod­casts de relax­ation (bruit des vagues, sophrolo­gie…) ou l’application gra­tu­ite Respire­lax® pour pra­ti­quer la cohérence car­diaque.
  • Un gri-gri, celui qui ne vous quitte pas (un doudou de récon­fort, un mou­choir par­fumé de l’être aimé, un petit mot ou un dessin de vos enfants…)
  • Un car­net pour not­er tout ce qui vous passe par la tête, grif­fon­ner, dessin­er… et un album pour col­o­ri­er des man­dalas : détente garantie !
  • Si vous êtes par­ti­c­ulière­ment sen­si­ble au bruit et à la lumière, des boules Quiès et un masque de nuit pour éviter d’être réveil­lé toutes les 2 heures ou pour faire une petite sieste sans être (trop) dérangé.

Le ravitaillement stratégique 

En fonc­tion de votre rela­tion du moment avec l’alimentation, et tou­jours avec l’accord de votre équipe médi­cale, des sachets de tisane par­fumés : on peut les injecter dans la sonde naso-gas­trique, pour don­ner plus de goût. Et plus tard, en boire pour le plaisir !

Des outils pour mieux communiquer

Après cer­taines inter­ven­tions (laryn­gec­tomie totale ou par­tielle), la voix peut être absente temporairement.

  • Une ardoise effaçable 
  • Un smart­phone ou une tablette (n’oubliez pas d’emporter un chargeur long, une ral­longe, une mul­ti-prise et une bat­terie externe) avec : 
    • Appli­ca­tion “notes”
    • Appli­ca­tion de syn­thèse vocale

» Pour en savoir plus, décou­vrez notre arti­cle sur les out­ils pour faciliter la communication

  • Des cartes pré­parées à l’avance (“J’ai mal”, “J’ai soif”, “Appelez l’infirmier(e)”, etc.)
  • Des lunettes si besoin (indis­pens­able pour écrire/lire, or, on a sou­vent ten­dance à les oublier).

Le bon con­seil : prévoir une boîte à rebord pour tout ranger à l’intérieur ! 

Témoignage de Caroline 

« Un cadre avec les pho­tos de mes amies pour ne pas être seule »

« Lors de ma sec­onde opéra­tion, une glos­sec­tomie totale durant laque­lle je ne devais rester à l’hôpital que trois semaines, une de mes amies proches a pris l’initiative de fab­ri­quer un cadre en liège. Elle a con­tac­té toutes mes amies pour qu’elles lui envoient des pho­tos de moments passés ensem­ble. La veille de mon opéra­tion, elle est venue dépos­er le cadre à la mai­son. J’étais très émue… Quand j’ai rejoint ma cham­bre après la réan­i­ma­tion, mon mari avait dis­posé le cadre sur une table, en face de mon lit. Je suis restée alitée trois semaines et dès que j’ouvrais les yeux, je voy­ais nos vis­ages. Je me remé­morais tous ces bons moments. Finale­ment, je suis restée à l’hôpital six semaines avant d’être trans­férée dans un cen­tre de soin de suite pour faire ma radio/chimio. Ce cadre m a suivi dans chaque cham­bre. Il a été d’un grand récon­fort, d’un grand sou­tien. C’était un bon moyen de me sen­tir moins seule car j’ai refusé pen­dant plusieurs semaines les vis­ites. Alors si j’ai un con­seil à don­ner : « emportez un petit bout de chez vous à l’hôpital, car le temps est sus­pendu et ça peut vrai­ment la dif­férence les mau­vais jours ».


Par Céline Dufranc

POUR ALLER PLUS LOIN :

- Écouter le pod­cast Cou de Tête de Mélanie et ses astuces pour apais­er l’hos­pi­tal­i­sa­tion de son com­pagnon.
- En savoir plus sur les trou­bles de la parole.
- Pré­par­er son ren­dez-vous avec l’anesthé­siste avant une opéra­tion.

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