Quoi Ma Gueule ?
Les mots de Christine… Partie 1
Touchée par un carcinome adénoïde kystique des glandes salivaires, Christine fait partie des personnes qui ont souhaité participer à la campagne « Quoi Ma Gueule ? », imaginée par les membres de l’association Corasso pour pointer du doigt la stigmatisation des personnes atteintes de cancers ORL rares.

Quelle question aimerais-tu qu’on te pose ?
Qu’est-ce qui m’a permis d’avancer dans cette maladie ?
Ce qui a été le plus motivant pour moi, pour avancer dans cette maladie, c’était le fait que j’aie des enfants qui, à l’époque, avaient 7 ans, mon fils, et 10 ans, ma fille. Et mes enfants, ils ont besoin de leur maman. Donc, il fallait que j’avance, il fallait pas que je lâche, il fallait vraiment pas que je lâche. Ils avaient vraiment besoin de moi. C’est ce qui m’a motivée le plus ! Pour eux, il fallait que j’avance. Mon mari aussi, mais mes enfants surtout.
Donc ça, ça a été la première chose qui m’a vraiment aidée pour avancer. Et puis, pendant ces moments difficiles, qui représentent pas seulement des semaines, pas seulement des mois mais quelques des années, on a été énormément aidés par des amis autour de nous. Donc, tout le côté matériel était pris en charge par les amis. Notamment, mon mari avait un petit plat qui était fait tous les soirs quand il rentrait du travail. Il avait juste à prendre les enfants, à s’occuper des enfants, ce qui était déjà bien. Et tout ce groupe d’amis a fait en sorte que, vraiment, je sois le mieux possible et que la famille soit le mieux possible et ça, je ne saurais assez les en remercier.
Et puis aussi, Chantal ! Chantal, c’est l’amie qui m’a accueillie quand j’étais en radiothérapie. Elle m’a accueillie chez elle. Chantal est une amie très chère, qui a aussi eu un cancer, et est passé au travers de cette maladie également. Et Chantal m’a accueillie, elle a fait en sorte que je sois le mieux possible, m’a fait des petits plats, à toujours veillé à ce que je ne me laisse pas aller quand je commençais à avoir le moral qui baissait, à plus avoir envie de rien et que c’était difficile. Elle prenait du temps. Elle a passé… elle a partagé des moments avec moi, beaucoup parlé, a pris le temps de sortir, un petit peu, très peu, parce que c’était difficile. Mais… voilà ! Elle a vraiment pris soin de moi et tout ça, tout ça, vraiment, tout ça, toutes ces personnes autour de moi. Je me suis sentie soudain que j’avais de l’importance, quoi ! Qu’il fallait pas que je me laisse aller, qu’il fallait pas que je m’en aille et ça m’a permis d’avancer, de continuer à me battre contre cette maladie.
Par Christine Fauquembergue
POUR ALLER PLUS LOIN :
- Lire la partie 2 du témoignage Quoi Ma Gueule ? de Christine.
- Découvrir la campagne Quoi Ma Gueule ?
- En savoir plus sur le cancer des glandes salivaires.





