Christine, les voyages pour continuer à avancer

Ma gueule ? Et alors ?
C’est ma gueule !
Ma gueule, quoi !
Quoi, ma gueule ?

Quel objet pour­rait sym­bol­is­er ton parcours ?

Un avion.

Ce petit avion sym­bol­ise les voy­ages que j’ai effec­tués au fil des ans. Les voy­ages ont beau­coup ponc­tué ma vie. Et y’a un voy­age qui a par­ti­c­ulière­ment… mar­qué… dans ce par­cours avec… con­tre la mal­adie, c’est un voy­age que l’on a fait en Grèce, avec les enfants, où on s’est retrou­vé, on est repar­ti dans un pays dif­férent, avec une cul­ture dif­férente, dans un envi­ron­nement dif­férent. Je pou­vais pas être la maman que j’étais avant ma mal­adie parce que j’étais très facile­ment fatiguée, j’avais pas la même disponi­bil­ité. Donc là, soudain, la mal­adie était tou­jours là mais, néan­moins, on arrivait quand même à par­tir en voy­age. Et ça, ça a été extra­or­di­naire parce qu’on a passé un temps…, on s’est retrou­vé tous les qua­tre, ça nous a fait un bien fou ! Dans des paysages en plus très sym­pas et puis, faut bien recon­naître que la Grèce, les îles grec­ques, c’est très… apaisant. Donc c’était… ça, c’était vrai­ment… très, très bien. Ça nous a per­mis de repar­tir vers autre chose.

Et il y a un point impor­tant aus­si : quand on est revenu de ce voy­age, on a décidé de se mari­er alors que ça fai­sait déjà… quelque chose comme 17 ans qu’on vivait ensem­ble, ça fait main­tenant plus de 20 ans… Et si j’avais pas eu cette mal­adie, je ne suis pas cer­taine qu’on se serait mar­ié un jour. Voilà !

Et… et les voy­ages dans mon… par rap­port à ma mal­adie aus­si, c’est impor­tant parce que, quand on va vers d’autres pays, d’autres cul­tures, on ren­con­tre des gens dif­férents. La vue qui est portée sur ma mal­adie, parce que c’est une mal­adie qui est… qui est vis­i­ble, hein ! La vue qui est portée sur ma mal­adie n’est pas la même. Les gens ne fonc­tion­nent pas de la même façon. Bien sou­vent…, on me regarde d’une façon… “Mais qu’est-ce qui lui est arrivé ?” Mais on va pas venir me le deman­der. Je sens qu’il y a une inter­ro­ga­tion. C’est pas une agres­siv­ité mais une… une inter­ro­ga­tion. Ou alors on a mal pour moi… Voilà ! Alors que…, ça m’est arrivé dans d’autres… d’autres pays, d’autres voy­ages, notam­ment l’Indonésie, où les… les per­son­nes ne… fonc­tion­nent pas pareil, les cul­tures ne sont pas les mêmes. Et bien sou­vent, on est venu me deman­der : “Mais qu’est-ce qui vous est arrivé ? Est-ce que vous avez mal ?” Et voilà ! “Com­ment vous le vivez ?” Et… et voilà ! Et ça, je trou­ve ça intéres­sant. C’est pour ça que les voy­ages ont ponc­tué ma vie mais c’est vrai­ment… des moments qui… dans ma mal­adie aus­si m’ont aidée.

Mak­ing off

Ma gueule ? Et alors ?
(rires)
J’ai fail­li rajouter “T’as vu la tienne ?” mais je… (rires) C’était pas prévu !

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