Intergroupe ORL

L’intergroupe ORL, un réseau structuré autour des cancers tête et cou

L’intergroupe ORL rassem­ble les prin­ci­paux groupes de spé­cial­ités médi­cales impliquées dans la prise en charge des can­cers des voies aérodi­ges­tives supérieures. Com­ment est organ­isé cet inter­groupe ? Quelles sont ses mis­sions ? Les répons­es avec le Pr Juli­ette Thari­at et le Dr Ingrid Breuskin.

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« Les inter­groupes coopéra­teurs (IGC) français dans le domaine du can­cer sont des groupes académiques indépen­dants et à but non lucratif, asso­ciant des médecins et des pro­fes­sion­nels de la recherche médi­cale, qui col­la­borent pour dévelop­per et con­duire des essais clin­iques », définit l’Institut Nation­al du Can­cer (INCa). Il existe actuelle­ment 14 inter­groupes, dédiés à des local­i­sa­tions ou types de can­cers par­ti­c­uliers (urologiques, gyné­cologiques, tho­raciques, géri­a­triques, etc.). Les can­cers de la tête et du cou sont représen­tés au sein de l’intergroupe ORL.

Qu’est-ce que l’intergroupe ORL ?

« C’est un réseau de médecins et de spé­cial­istes des can­cers des voies aérodi­ges­tives supérieures, label­lisé par l’INCa », répond le Pr Juli­ette Thari­at, onco­logue-radio­thérapeute au Cen­tre François Baclesse de Caen et coor­di­na­trice de cet inter­groupe. « Notre objec­tif est sim­ple : faire tra­vailler ensem­ble toutes les com­pé­tences pour amélior­er la prise en charge des patients. »

Les can­cers ORL sont des mal­adies com­plex­es qui néces­si­tent sou­vent plusieurs traite­ments et l’intervention de nom­breux spé­cial­istes. Pour offrir aux patients les meilleures chances de guéri­son et la meilleure qual­ité de vie pos­si­ble, il est essen­tiel que ces experts col­la­borent étroitement.

L’intergroupe ORL per­met juste­ment de décloi­son­ner les pra­tiques, de partager les con­nais­sances et de coor­don­ner les ini­tia­tives à l’échelle nationale. Il rassem­ble notamment : 

  • le GORTEC : Groupe d’Oncologie Radio­thérapie Tête et Cou
  • le GETTEC : Groupe d’Étude des Tumeurs de la Tête et du Cou
  • le groupe Uni­cancer Head & Neck
  • le REFCOR : Réseau d’Expertise Français sur les Can­cers ORL Rares

Il com­prend un bureau admin­is­tratif ain­si qu’un con­seil scientifique.

« L’asso­ci­a­tion Coras­so est actuelle­ment un parte­naire par­ti­c­ulière­ment act­if et devrait  prochaine­ment inté­gr­er pleine­ment l’Intergroupe ORL, lors de la prochaine label­li­sa­tion de l’INCa », pré­cise le Pr Thariat.

»  Pour en savoir plus sur l’intergroupe ORL, con­sul­tez ce site inter­net.

« L’intergroupe ORL per­met de décloi­son­ner les pra­tiques, de partager les con­nais­sances et de coor­don­ner les ini­tia­tives à l’échelle nationale. »

Quelles sont ses missions ?

Fédér­er et super­vis­er pour avoir une vue d’ensemble des travaux et ini­tia­tives de chaque groupe, tels sont les objec­tifs de l’INCa à tra­vers la label­li­sa­tion des inter­groupes. « Ce regroupe­ment et cette struc­tura­tion per­me­t­tent d’accroître la vis­i­bil­ité inter­na­tionale et l’at­trac­tiv­ité de la recherche clin­ique française en can­cérolo­gie », pré­cise l’Institut Nation­al du Can­cer sur son site internet.

L’une des mis­sions essen­tielles de l’intergroupe ORL est effec­tive­ment de soutenir la recherche en oncolo­gie tête et cou. Chaque année, de nom­breux pro­jets sont éval­ués par son con­seil sci­en­tifique. Ces travaux peu­vent con­cern­er tous les aspects de la maladie :

  • la préven­tion ;
  • le dépistage ;
  • les traite­ments innovants ;
  • la réduc­tion des effets secondaires ;
  • l’amélioration de la qual­ité de vie ;
  • l’organisation des par­cours de soins.

« Chaque mem­bre peut présen­ter un pro­jet de recherche. Nous éval­u­ons sa qual­ité sci­en­tifique, sa fais­abil­ité et son intérêt pour les patients », explique le Dr Ingrid Breuskin, chirurgi­en­ne en ORL et cer­vi­co-facial à Gus­tave Roussy, prési­dente du con­seil sci­en­tifique de l’intergroupe ORL. Cette exper­tise per­met notam­ment d’identifier les pro­jets les plus promet­teurs et d’accélérer leur développement.

Autre intérêt : « L’intergroupe sert aus­si d’inter­locu­teur priv­ilégié, de relais, d’intermédiaire, pour assur­er la com­mu­ni­ca­tion entre les dif­férents groupes mem­bres et l’INCa », ajoute le Dr Ingrid Breuskin. 

« L’une des mis­sions essen­tielles de l’intergroupe ORL est  de soutenir la recherche en oncolo­gie tête et cou. »

Les temps forts de l’intergroupe ORL

Deux grands rassem­ble­ments sont prévus chaque année, ouverts à tous les pro­fes­sion­nels de san­té, mem­bres des groupes qui con­stituent l’intergroupe ORL. Nom­mées les « Journées GORTEC et de l’intergroupe ORL », en rai­son de la forte impli­ca­tion du GORTEC dans leur organ­i­sa­tion, elles se tien­nent en juin et décem­bre

« Ces journées sont l’occasion de présen­ter les recherch­es en cours, les recherch­es qui sont ter­minées et celles qui vont démar­rer. Elles sont aus­si l’occasion de par­ler des pro­jets qui regroupent les dif­férents acteurs de la can­cérolo­gie ORL, comme la cam­pagne de sen­si­bil­i­sa­tion Rouge Gorge », con­clut le Dr Breuskin.


Pro­pos recueil­lis par Vio­laine Badie

POUR ALLER PLUS LOIN :

- En savoir plus sur les essais clin­iques.
- Décou­vrir tous les acteurs référents en can­cérolo­gie ORL.
- Notre pro­jet de recherche ORig­ineL, co-pro­mue avec l’Inserm.

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