Cancer : quelles aides financières peut-on obtenir et comment les demander ?
Un cancer peut fragiliser fortement le budget familial : arrêt de travail, baisse de revenus, coût des transports, aide à domicile, matériel adapté… De nombreuses aides existent, mais elles dépendent de la situation de chacun. Domitille Cottet, responsable de l’accès aux droits à la Ligue contre le cancer, nous explique comment s’y retrouver.

Quelles sont les principales conséquences financières d’un cancer ?
Un cancer peut avoir plusieurs conséquences financières. La première concerne les revenus : lorsqu’une personne travaille et doit s’arrêter pour suivre ses traitements, elle peut bénéficier d’indemnités journalières. Mais d’autres dépenses peuvent apparaître : transports pour se rendre aux soins, aide à domicile, adaptation du logement, matériel ou appareillage, voire reste à charge sur certains frais. « Il existe plusieurs catégories d’aides : des revenus de remplacement, comme les indemnités journalières ou la pension d’invalidité ; des prestations destinées à compenser une situation de handicap ou une perte d’autonomie ; des aides liées à la situation familiale et, enfin, des aides exceptionnelles qui peuvent notamment être accordées par les caisses de retraite, les mutuelles ou les associations », souligne Domitille Cottet.
Le point essentiel est qu’il n’existe pas une aide unique dédiée au cancer. Les droits dépendent de l’âge, de l’activité professionnelle, des revenus, du régime social, de l’autonomie et des conséquences de la maladie.
Quand on travaille et que l’on doit s’arrêter, à quelles indemnités peut-on prétendre ?
« Le premier dispositif est celui des indemnités journalières (IJ) de l’Assurance Maladie. Elles constituent un revenu de remplacement pendant l’arrêt de travail. En cas d’Affection Longue Durée (ALD), ce qui concerne la grande majorité des cancers, les indemnités journalières peuvent être versées pendant une durée maximale de trois ans pour une même affection, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture des droits », affirme Domitille Cottet
Le point de départ est toujours la prescription d’un arrêt de travail par le médecin. Le salarié doit ensuite transmettre son arrêt à l’Assurance Maladie et à son employeur selon les modalités prévues. Les IJ correspondent en principe à 50 % du gain journalier de base, avec un plafond. Elles ne correspondent donc pas toujours à 50 % du salaire net.
Que se passe-t-il après trois ans d’arrêt ?
Si l’état de santé ne permet toujours pas de reprendre une activité professionnelle, la question d’une pension d’invalidité peut se poser. C’est l’Assurance Maladie (et notamment, le médecin-conseil) qui apprécie la situation. « Il existe trois catégories de pension d’invalidité. La première correspond à une capacité à exercer une activité rémunérée réduite ; la deuxième, à une incapacité à exercer une activité professionnelle ; la troisième concerne les personnes qui sont dans l’incapacité de travailler et ont besoin de l’assistance d’une tierce personne pour accomplir les actes ordinaires de la vie », précise Domitille Cottet. Il faut toutefois rappeler une idée reçue importante : « une pension d’invalidité de catégorie 2 n’interdit pas de travailler. Une activité professionnelle peut être reprise dans certaines conditions, notamment à temps partiel, avec adaptation éventuelle du poste », note la spécialiste.
Quel peut être le montant d’une pension d’invalidité ?
Le montant dépend notamment des revenus antérieurs et de la catégorie d’invalidité. « En 2026, pour un salarié, la pension correspond à 30 % du salaire annuel moyen pour la catégorie 1 et à 50 % pour les catégories 2 et 3, dans les limites prévues par l’Assurance Maladie. La pension de catégorie 3 est complétée par une majoration pour tierce personne lorsque l’assistance d’une autre personne est nécessaire », note Domitille Cottet.
Existe-t-il une prévoyance qui puisse compléter les revenus ?
« Oui, et c’est un point auquel les patients ne pensent pas toujours. Il faut vérifier s’il existe une prévoyance collective ou individuelle. Selon le contrat, elle peut compléter les indemnités journalières ou la pension d’invalidité et donc limiter la perte de revenus. Pour un salarié, il faut se renseigner auprès de l’employeur ou du service des ressources humaines afin de savoir si l’entreprise dispose d’un contrat de prévoyance et quelles garanties sont prévues. Les travailleurs indépendants doivent regarder leurs contrats personnels », déclare Domitille Cottet. Il est important de ne pas attendre plusieurs mois avant de vérifier ses droits car certaines aides ne sont pas rétroactives : il faut rechercher ces informations dès le début de l’arrêt.
« Les patients ne pensent pas toujours à la prévoyance. Or, elle elle peut compléter les indemnités journalières ou la pension d’invalidité et donc limiter la perte de revenus ».
Et lorsqu’on est demandeur d’emploi au moment du diagnostic ?
Une personne indemnisée par France Travail qui est temporairement incapable de rechercher un emploi, à cause de son cancer par exemple, doit également être arrêtée par son médecin. « Elle peut alors bénéficier d’indemnités journalières de l’Assurance Maladie si elle remplit les conditions. Elle peut être radiée temporairement de France Travail pendant son arrêt : cela ne signifie pas qu’elle perd définitivement ses droits. Lorsque l’arrêt prend fin et qu’elle est de nouveau en mesure de rechercher un emploi, elle peut se réinscrire et reprendre son indemnisation selon les règles applicables », assure Domitille Cottet.
Point important : les indemnités journalières sont calculées à partir des revenus professionnels antérieurs et non à partir du montant de l’allocation chômage.
Les patients peuvent-ils obtenir la prise en charge de leurs transports pour aller aux soins ?
« Oui, mais l’ALD ne signifie pas que tous les transports sont automatiquement remboursés. Il faut que le transport soit en lien avec l’ALD et que les conditions médicales et administratives soient réunies. Une prescription médicale est nécessaire. Selon l’état de santé, le médecin peut prescrire un véhicule personnel, les transports en commun ou un transport assis professionnalisé, comme un véhicule sanitaire léger (VSL) ou un taxi conventionné. Dans certaines situations, une demande d’accord préalable auprès de l’Assurance Maladie est nécessaire », précise l’experte. Pour une ALD exonérante, les transports concernés peuvent être pris en charge à 100 % de la base de remboursement de l’Assurance Maladie. Attention toutefois : une franchise médicale de 4 € par transport s’applique aux taxis conventionnés, VSL et ambulances, dans la limite de 8 € par jour).
Existe t‑il des solutions pour payer une aide à domicile ?
Plusieurs aides peuvent être envisagées. « Il faut d’abord contacter sa mutuelle car certains contrats prévoient des heures d’aide à domicile après une hospitalisation ou dans certaines situations de maladie. Mais cela dépend entièrement du contrat. Il existe également le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile, qui peut notamment concerner des prestations d’aide à domicile. Il correspond, sous conditions, à 50 % des dépenses éligibles. Il ne faut pas nécessairement être imposable pour en bénéficier : le crédit d’impôt peut être restitué. Enfin, selon la situation, des aides peuvent être recherchées auprès de la caisse de retraite, du département, du Centre communal d’action sociale (CCAS) ou de différents fonds sociaux », détaille Domitille Cottet.
Qu’est-ce que la prestation de compensation du handicap ?
« La prestation de compensation du handicap (PCH) est une prestation versée après évaluation du contexte de vie de la personne, par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Elle vise à compenser les conséquences d’un handicap et non à remplacer un revenu. Elle peut financer une aide humaine ou technique, l’aménagement du logement ou du véhicule, certains surcoûts liés aux transports, des charges spécifiques ou exceptionnelles et, dans certains cas, une aide animalière », décrit Domitille Cottet. Pour y avoir droit, il faut notamment présenter soit une difficulté absolue pour réaliser une activité importante de la vie quotidienne, soit une difficulté grave pour au moins deux activités. Selon la spécialiste, « les difficultés doivent être définitives ou avoir une durée prévisible d’au moins un an. C’est une prestation assez technique. Je conseille vraiment aux patients de ne pas remplir seuls leur dossier s’ils éprouvent des difficultés : un(e) assistant(e) social(e), une association ou un professionnel connaissant les démarches MDPH peut les aider à décrire précisément les conséquences de la maladie dans la vie quotidienne ».
Une personne atteinte d’un cancer tête et cou peut-elle bénéficier de la PCH ?
« Absolument, si les conséquences du cancer et de ses traitements entraînent une situation répondant aux critères du handicap. Les cancers tête et cou peuvent avoir des conséquences particulières : difficultés importantes pour parler ou communiquer, troubles de la déglutition et de l’alimentation, difficultés à se déplacer ou à effectuer certains actes de la vie quotidienne, fatigue importante ou besoin d’un matériel spécifique. La perte de la voix, par exemple, peut avoir des conséquences fonctionnelles et sociales majeures. Selon la situation, la PCH peut participer au financement d’aides techniques permettant de communiquer ou d’autres compensations nécessaires », assure Domitille Cottet. Il faut toutefois raisonner à partir des conséquences concrètes du handicap, et non simplement du diagnostic de cancer ORL.
« La prestation de compensation du handicap (PCH) peut contribuer à financer des aides techniques pour les personnes atteintes de cancers tête et cou ».
La PCH peut-elle être accordée pour une période limitée, par exemple pendant les traitements ?
« Oui. La PCH peut être attribuée pour une durée déterminée lorsque la situation est susceptible d’évoluer. Elle peut également être attribuée à vie lorsque l’état de santé ne peut pas s’améliorer », affirme Domitille Cottet. En ce qui concerne le cancer, ce point est particulièrement important car une personne peut avoir des besoins importants pendant les traitements puis retrouver son autonomie quelques mois ou années plus tard. « La difficulté est parfois le délai d’instruction des dossiers MDPH qui peut être long alors que les besoins sont immédiats. Il est donc utile de d’effectuer les démarches rapidement et, parallèlement, de rechercher des solutions provisoires auprès de la mutuelle, de la caisse de retraite, du CCAS ou des associations », conseille-t-elle.
Peut-on cumuler pension d’invalidité et PCH ?
« Oui, en principe, parce que ces deux dispositifs n’ont pas le même objectif. La pension d’invalidité compense une perte de capacité de travail et donc de revenus, tandis que la PCH compense les conséquences du handicap dans la vie quotidienne. Il peut néanmoins exister des interactions entre certaines prestations, notamment lorsque la pension d’invalidité comporte une majoration pour tierce personne. Il faut donc faire étudier la situation individuellement », commente Domitille Cottet.
Qu’en est-il de l’allocation aux adultes handicapés?
L’allocation aux adultes handicapés (AAH) garantit un revenu minimal aux personnes en situation de handicap qui remplissent les conditions d’incapacité et de ressources. « Dans le cas d’un cancer, elle peut notamment concerner des personnes qui n’ont pas ou plus de revenus professionnels suffisants et qui ne relèvent pas, ou pas entièrement, d’une pension d’invalidité.
Une pension d’invalidité peut, dans certaines situations, être complétée par l’AAH différentielle. Il faut donc faire examiner les droits par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF), la Mutuelle Sociale Agricole (MSA) ou un travailleur social plutôt que de partir du principe que les deux dispositifs s’excluent toujours », prévient Domitille Cottet.
Existe-t-il une aide supplémentaire pour les personnes bénéficiant de l’AAH?
« Il existe notamment la majoration pour la vie autonome (MVA). Elle est attribuée automatiquement aux bénéficiaires de l’AAH qui remplissent toutes les conditions : notamment un taux d’incapacité d’au moins 80 %, un logement indépendant, une aide au logement et l’absence de revenu d’activité », note Domitille Cottet. Le montant de la MVA est actuellement de 104,77 € par mois.
Et pour les patients de 60 ans et plus qui perdent leur autonomie ?
« On entre davantage dans le champ de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), destinée aux personnes âgées en perte d’autonomie. Elle peut notamment financer un plan d’aide comprenant des heures d’aide à domicile ou certains aménagements. Le cancer pose cependant une difficulté particulière : les besoins peuvent être importants pendant quelques mois, sans correspondre à une perte d’autonomie durable liée au vieillissement. Il faut donc regarder l’ensemble des dispositifs disponibles et pas uniquement l’APA » recommande Domitille Cottet. Pour les personnes retraitées relativement autonomes, qui ne remplissent pas les conditions de l’APA, les caisses de retraite peuvent également proposer des dispositifs d’aide à domicile ou d’accompagnement.
Justement, quelles types d’aides sont dédiées aux personnes retraitées ?
« La caisse de retraite peut proposer différents dispositifs d’aide, selon le régime et la situation de la personne. Cela peut concerner l’aide à domicile ou l’accompagnement au retour à domicile après une hospitalisation. Certaines caisses proposent par exemple des dispositifs d’aide aux seniors comme OSCAR pour les personnes relevant de l’Assurance retraite et qui ne bénéficient pas de l’APA », note Domitille Cottet. Il faut donc contacter directement sa caisse de retraite car les aides et leurs conditions peuvent varier.
Que peut faire une mutuelle ?
« La mutuelle peut être une porte d’entrée importante, notamment pour les aides à domicile après une hospitalisation », indique Domitille Cottet.
Il faut donc appeler sa mutuelle dès le début des traitements et demander précisément quelles prestations d’assistance sont prévues par le contrat.
Existe-t-il des aides exceptionnelles pour les patients retraités en difficulté financière ?
« Oui. C’est un dispositif que les patients connaissent souvent mal. Les caisses de retraite, les organismes sociaux, certains départements ou les CCAS peuvent proposer des aides ponctuelles selon la situation. La Ligue contre le cancer peut également attribuer des aides financières par l’intermédiaire de ses comités départementaux. Ils peuvent contribuer, selon les situations, à financer une aide à domicile ou certains restes à charge auxquels la personne ne peut pas faire face », Domitille Cottet. La demande auprès de la Ligue contre le cancer est étudiée sur dossier et doit être présentée par un(e) assistant(e) social(e).
Pourquoi est-il si important de faire appel à un travailleur social ?
Les aides sont nombreuses et dépendent de paramètres très différents : âge, emploi, ressources, régime de protection sociale, handicap, autonomie, situation familiale, mutuelle, lieu de résidence…
« On peut avoir une prise en charge par la mutuelle pendant quelques semaines, puis une aide de la caisse de retraite et, éventuellement, une aide associative. Il faut parfois véritablement « mettre en musique » plusieurs dispositifs. Le travailleur social peut aussi traduire les difficultés concrètes rencontrées par la personne dans les termes nécessaires à l’étude d’un dossier MDPH, par exemple », souligne Domitile Cottet.
Qui contacter en priorité lorsqu’on ne sait pas à quelles aides on a droit ?
« La première porte à pousser peut être celle du service social de l’hôpital ou du centre de soins, lorsqu’il y en a un. Mais il ne faut pas s’arrêter là. Les associations de patients et de lutte contre le cancer peuvent également orienter les personnes. Les espaces d’information et d’accompagnement présents dans les établissements de santé peuvent être utiles pour identifier les dispositifs existant localement », répond Domitille Cottet. Il existe également des services d’information juridique et sociale spécialisés dans le cancer. « À la Ligue contre le cancer, notre ligne Ligue Soutien Cancer (0800 940 939) permet notamment de poser des questions sur les droits, les ressources, les revenus de remplacement, les conséquences du cancer dans la vie quotidienne ou encore les congés des proches aidants. Le service est gratuit et anonyme », précise-t-elle.
Existe-t-il des aides pour les parents d’un enfant ou d’un adolescent atteint de cancer ?
« Oui. Lorsqu’un enfant gravement malade nécessite la présence d’un parent, celui-ci peut demander un congé de présence parentale, indemnisé par l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) », avance Domitille Cottet.
L’AJPP permet d’être indemnisé pour les journées ou demi-journées passées auprès de l’enfant, dans la limite de 22 jours par mois. Elle peut être accordée pendant une période pouvant aller jusqu’à trois ans, sous certaines conditions.
Par ailleurs, lorsque l’enfant présente une situation de handicap, des dispositifs comme la PCH peuvent être étudiés.
Les patients atteints d’un cancer ORL ont-ils des besoins financiers particuliers ?
Ils peuvent effectivement avoir des besoins spécifiques liés aux conséquences fonctionnelles de leur maladie et de leurs traitements.
Les difficultés pour parler, communiquer, manger ou déglutir peuvent nécessiter des aides techniques ou des adaptations. La perte de la voix, par exemple, peut conduire à l’utilisation d’équipements ou de solutions de communication adaptés. « Selon les conséquences du handicap, ces dépenses peuvent relever de la PCH. Il peut également y avoir des besoins d’aide humaine ou d’adaptation du logement lorsque la personne rencontre des difficultés dans les actes de la vie quotidienne. Pour les prothèses ou appareillages très spécifiques, notamment dans le domaine maxillo-facial ou pour certaines prothèses de langue, les règles de remboursement sont beaucoup plus techniques. Il faut demander au service hospitalier spécialisé et à l’Assurance Maladie de vérifier précisément le dispositif concerné et son éventuelle prise en charge », explique Domitille Cottet. Il ne faut pas engager une dépense importante sans avoir vérifié, au préalable, les modalités de remboursement.
Quelles sont les aides existantes pour les personnes étrangères atteintes de cancer ?
« La situation dépend notamment du droit au séjour et de la couverture maladie. Une personne en situation irrégulière peut, sous conditions, relever de l’Aide médicale de l’État (AME). Il existe notamment une condition de résidence stable en France et, en principe, un délai de trois mois ; les soins urgents bénéficient de règles spécifiques. C’est une situation dans laquelle il est particulièrement important de ne pas attendre : il faut contacter rapidement un travailleur social et, si nécessaire, une Permanence d’accès aux soins de santé (PASS) afin d’étudier les possibilités de prise en charge », répond Domitille Cottet.
Les personnes qui résident à l’étranger ou qui reviennent en France après une longue période doivent également vérifier leurs droits à l’Assurance Maladie : l’affiliation n’est pas nécessairement automatique.
« Une personne ayant un cancer, en situation irrégulière peut, sous conditions, relever de l’Aide médicale de l’État (AME) ».
Quels sont vos principaux conseils aux patients qui ont des difficultés financières pendant leur cancer ?
« Ne restez pas seul avec vos difficultés financières et n’attendez pas que la situation se dégrade. Il faut en parler rapidement à un professionnel.
Le travailleur social est vraiment une porte d’entrée essentielle. Il peut rechercher les droits auprès de l’Assurance Maladie, de la CAF, de la MDPH, de la caisse de retraite, de la mutuelle ou d’organismes locaux et associatifs. Il faut aussi garder en tête que deux personnes atteintes du même cancer peuvent avoir des droits complètement différents. Le statut professionnel, l’âge, les ressources, la situation familiale et les conséquences du cancer changent beaucoup de choses », recommande Domitille Cottet.
Le plus important est donc de faire établir un bilan personnalisé de ses droits plutôt que de chercher soi-même une aide après l’autre.
« Enfin, vous pouvez consulter la rubrique « Mes droits, mes démarches », éditée par la Ligue contre le cancer, qui propose plus de 200 fiches questions/réponses sur les droits des personnes malades et des proches aidants : Mes droits, mes démarches | Ligue contre le cancer. Mais aussi, contacter le comité départemental de la Ligue contre le cancer près de chez vous : La Ligue près de chez vous | Ligue contre le cancer », conclut-elle.
Propos recueillis par Hélia Hakimi-Prévot





