Le plus grand dommage dans ce combat contre cet améloblastome de la mandibule, c’est que l’on n’est plus la personne d’avant. Jamais plus. Il faut se réapproprier une autre image, un autre moi. Tout est à reconstruire à l’intérieur, l’estime que l’on a de soi-même. Malgré les douleurs, les handicaps invisibles aux autres, à nos chers autres qui nous connaissaient différemment de maintenant. Après 2 ans, je recommence à peine à me re-aimer. Le travail est long, harassant, inattendu. Je ne lâche rien.

Émeline